Paris, 1865. Dans l’appartement des Bonis, personne ne touche au piano. Mais sept ans, Mélanie s’y aventure, apprend à jouer. À seize, César Franck la repère et lui propose de rejoindre le Conservatoire. Alors, Mélanie peut rêver. Elle se voit pianiste, « compositeur ». Elle, progresse, fréquente Debussy, Sati, signe bientôt ses premières œuvres et fait la rencontre d’Amédée-Louis Hettich, poète et chanteur. Ensemble, ils créent. Plus que tout, ils s’aiment. Mais les parents de Mélanie préfèrent la marier à un riche industriel. Alors, déchirée entre ses obligations d’épouse et de mère, les conventions de l’époque et la passion qui gronde, Mel s’obstine. Et jusqu’à son dernier souffle, invente sa musique. Dans une foisonnante adresse à la deuxième personne du singulier emmenée par une langue vibrante, Le Désir dans la cage nous plonge dans l’intimité d’une grande artiste trop longtemps méconnue. On la voit grandir, se débattre, aimer, mentir, courir la ville, vieillir. Et la société, se transformer au gré du progrès. Un destin bouleversant marqué parla volonté, le désir et l’injustice faite aux femmes.


