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La mer et son double fait s’entrecroiser deux récits. D’une part celui d’une femme qui surgit dans une ville étrange. La ville de P., sorte de cité de western quasi désaffectée, où l’errance et la torpeur sont causées par une chaleur redoutable. La mer suscite la méfiance, les colons gardent farouchement leurs frontières face aux Exilés – c’est ainsi qu’ils nomment les natifs que leurs ancêtres ont chassés de leurs terres, il y a bien longtemps. La femme, venue ici pour tourner un film, va se trouver confrontée à une série de drames.

Dans l’autre récit, une naufragée ayant perdu la mémoire se voit repêcher par un cargo, trois jours après que l’un des membres de l’équipage s’est jeté par-dessus bord. C’est en partant à la recherche des circonstances de la mort de ce marin, que la femme va tenter de reconstruire sa propre identité et son histoire.

Un effet de miroir va progressivement se créer entre ces deux narrations, des ponts qui ressembleront à un système de poupées russes. Il y aurait, pour cette figure double de femme, à trouver la sortie du labyrinthe, à démêler le réel de la semblance.

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